REVUE DE BLOG - Grande nouvelle : les petits Français sont nuls en orthographe !

Publié le par Stéphane Canu

"Nuls en orthographe. Encore heureux que des chercheurs étaient là pour nous le dire, c'est pas comme si nous, enseignants, surtout pas chercheurs en pédagogie, même pas pédagogues, étions tout juste des idiots capables d'appliquer un BO contenant le strict essentiel à savoir par les élèves, par n'importe quel moyen. Bref, quand un enseignant dit que l'orthographe est de pire en pire dans le secondaire, on dit que ce n'est pas vrai. Mais quand des chercheurs, des universitaires, le disent dans un bouquin qu'ils vendent et dont l'observation de départ se résume aux résultats d'une dictée identique à celle donnée 20 ans plus tôt : on les croit. Pour ma part je vais continuer à faire, sur les copies, des remarques sur l'orthographe : ce n'est pas la première fois que j'en parle, ni la dernière fois d'ailleurs. Mais il paraît que les élèves de maintenant sont plus doués côté expression et compréhension... Pourtant si je me base sur ma petite expérience professionnelle, je constate : que dans une classe de première S (un exemple parmi tant d'autres) il y a des difficultés dans la construction de phrases pour un bon tiers des élèves, de grosses difficultés d'orthographe pour une bonne moitié (et encore je n'ai pas cherché à relever toutes les fautes). Dire que ce sont des élèves qui sont passés en première S pour leurs capacités d'abstraction, leur dextérité à pratiquer un raisonnement scientifique et à l'exprimer correctement, dire qu'ils vont passer une épreuve anticipée du baccalauréat en français en fin d'année... ça promet. Qu'en lycée, de la seconde à la terminale S, les questions de vocabulaire ne sont pas rares, il est donc courant de devoir expliquer un énoncé parce qu'un mot ou qu'une expression n'a pas été comprise tout ça parce qu'on a osé utiliser un autre verbe que observer, analyser, expliquer. A qui la faute? A tout le monde et à personne, en commençant par ceux qui ont modifié les horaires d'enseignement de français depuis le primaire, qui ont rajouté des disciplines/activités en plus dès le primaire, sous prétexte que des chercheurs en pédagogie avaient dit qu'à cet âge là c'était idéal, le tout sur fond de baisse démographique officiellement constatée à court terme, donc sur fond de suppression de poste d'enseignants et donc de surcharge de classes." Lu sur http://blog.biophyse.org.

Publié dans journalistenormand

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