Même dedans c'est les deux mêmes…

Publié le par Stéphane Canu

Page 3, un sujet sur un projet d'installation d'éoliennes… Page 5, un sujet sur un projet d'installation d'éoliennes… Si si, il s'agit bien de la même info. Non non, pas un problème technique ni même d'organisation. De nombreux quotidiens régionaux n'hésitent pas à doublonner délibérément estimant qu'un même papier mérite d'être traité et en locale et en page régionale. Pas foutus de faire des choix les red' chefs ? Exactement. Ils en sont incapables et sont même solidaires car pour justifier ces doublons ils assurent qu'ils ne peuvent pas faire autrement et que tous les journaux le font… Convaincant, non ? Non pas du tout ! En attendant, si vous avez loupé la page 3, il y a une séance de rattrapage en page 5. Pas sûr que cela vous plaise.

Publié dans journalistenormand

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on a bouffé… 07/07/2006 10:13

Tous formidables, n'exagérons rien, mais tu peux prendre 10 rameurs pleins de bonne volonté, si tu leur dit de ramer dans la mauvaise direction, ça n'avance pas à grand chose… Je crois que le problème c'est que tout le monde voit bien que les contenus ne sont plus en adéquations avec les attentes des lecteurs, que personne ne sait vraiment quelles sont ces attentes, mais rares sont ceux qui ont le courage de prendre des risques, de changer de cap, d'essayer d'explorer des pistes nouvelles. On en revient au problème du "tout lke monde fait comme ça"…

JeanPhi 06/07/2006 18:54

C'est ça, justement: nous sommes tous formidables et pourtant, les journaux sont mauvais. Quelle est l'influence des journalistes sur les journaux? Est-ce satisfaisant? Comment faire changer les choses?

on a bouffé… 06/07/2006 18:23

Je suis pas sûr d'avoir bien compris le sens de ton message, mais rassure-toi, mon assiette me va très bien, mon herbe me paraît bien verte et je n'ai aucune raison d'envier ce que je vois dans l'assiette des autres… Mais je répète, si je suis sévère avec la qualité des journaux de PQR, enfin pas tous, mais certains que j'ai côtoyés de très près, je ne dénigre en rien la qualité des journalistes (ou du moins une bonne partie d'entre eux) qui y bossent.

JeanPhi 06/07/2006 15:40

L'enfer, c'est les autres... J'ai passé quinze ans en PQR à entendre mes confrères des autres canards regarder dans mon assiette ou celle du confrère à côté. L'herbe leur paraissait touujours plus verte ailleurs parce que, dans leur rédaction, "Ils", "Les autres", ne comprennent vraiment rien. Aujourd'hui, je les rencontre encore de temps en temps: mes confrères n'ont pas beaucoup bougé. Seul mouvement visible: l'effondrement du lectorat et un chiffre d'affaire à peu près stable ou en hausse pour les groupes. Je viens de lire la charte rédactionnelle de l'union (Reims; groupe France Antilles): elle fait hurler tous les rédacteurs. Après avoir hurlé en petit groupe, ils retournent à leur locale et remplissent. Personnellement, (mon "corps de métier" c'est la presse, pas l'encadrement), je m'en foutrais bien. Mais quand je défends la responsabilité de mes confrères de base devant des interlocuteurs extérieurs, j'aimerais bien être un peu suivi par des faits. Ça me passera, sûrement.

on a bouffé de la morue salée 06/07/2006 14:31

"Heureux celui qui estime que les confrères de la PQR seront mieux au chômage" Jamais je n'ai dit que je souhaitais à quiconque d'être au chômage. J''estime juste que les rayons de nos marchands de journaux seront plus agréables à visiter quand on aura enfin tiré un trait sur tous ces journaux de PQR qui ne font bander que leurs redchefs encore persuadés d'être les meilleurs. La PQR se casse la gueule, tout le mondele sait, et on entend encore "notre ligne éditoriale : le respect du lecteur". C'est bien une preuve que nombre de dirigeants ne sont pas foutus de se remettre en question, ou pire, qu'ils sont impuissants et à court d'idées (trouvez moi un journal qui entend ne pas respecter son lecteur… c'est à en pleurer !)
Maintenant, je pense qu'il existe des pistes à explorer pour donner un coup de frais à nos journaux, et que la PQR regorge de talents  inexploités ou mal exploités.
Enfin, pour finir, vous demandez "Que font-ils eux pour défendre leur travail quotidien". Je vous répond : je me bats chaque jour pour faire un journal de qualité (et oui, je suis redchef d'un hebdo, donc pas "anti-patron primaire"…), essayer de renouveler les genres, de surprendre mon lecteur à chaque page. Un lecteur surpris est respecté, beaucoup plus qu'un lecteur endormi.
a bon entendeur