"Lisa, la malade en fin de vie, donneuse de rein, est une actrice, les
demandeurs de greffe sont, eux, de véritables patients. Le monde entier a marché, couru - les reporters sont accourus - et au bout d'une heure et demie d'attention intense au don d'organe, une
heure et demie d'expériences vécues et de compassion de la part du public, la révélation du canular est intervenue comme un soulagement! La situation était trop insupportable.
Le problème, c'est que cette situation insupportable se vit au quotidien, loin des caméras donc de la conscience des concitoyens. Notre société de médiatisation (c'est-à-dire d'agents
intermédiaires qui créent de la distance en prétendant la supprimer) ne peut pas réagir sans cette dramatisation (voyez le tsunami médiatique en réponse au véritable tsunami); alors il ne
reste qu'à saluer le canular. Aucune campagne "honnête", sans subterfuge, n'a attiré sur le don d'organe le dixième de l'attention retenue par cette unique émission...
Rappelons que sur http://www.swisstransplant.ch on trouve,
...sous une forme moins frappante, toutes les informations utiles pour donner son propre, irremplaçable, coup de pouce." Lu sur le blog de Jacques Poget.
Mardi 5 juin 2007
"J'achète la presse et je m'imprègne des médias. La création ne vient pas de nulle part. L'acte de création est un acte de parole. Il naît de nos réactions face aux événements extérieurs, de nos
rencontres et des informations que l'on reçoit chaque jours. Ces réactions peuvent être sensibles, très sensibles." Bruno Delahaye, compagnie Dram Bakus.
par Stéphane Canu
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journalistenormand
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